Jeudi 7 juin 2007
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Dormez, je le veux, disent les politiques ("ego sum" ad vitam nauseam, spécialistes d'une langue de bois qui jamais n'enflamme les consciences);
Les financiers (Je suis celui qui boit, à ta santé, gentil mouton travailleur avec si peu de laine mais ce sera suffisant pour nourrir mes fonds de pension);
Les journalistes vendus (pléonasme?), en tout cas à vendre, à l'overdose scripturale, à l'imagerie publicitaire mais à la neutralité, oh combien, tarte à la crème;
Les "professionnels" (de tout, donc de rien, mais surtout du pire... pour les autres);
Les hommes d'églises - de mosquées, de temples, de synagogues (ne cours pas, camarade croyant, le vieux monde est devant toi. Accepte tout puisqu'ici, et maintenant, tu n'es rien);
Les fricoteurs de tout bord (de drogues, de médailles, d'oeuvres d'art, de hochets médiatiques, etc)
Ils (elles) sont tous là pour toi, l'ami(e), pour "gommer dans ta face" le reste de traits qui faisaient de toi un être unique. Jusqu'à ta mort qui te sera dérobée par les pleureurs patentés qui, d'un revers de manche, t'encageront dans quelques mots faisandés pour mieux te faire disparaître.
Dormez, je le veux, disent-ils, depuis l'aube des temps. Avec, parfois, plus ou moins de bonheur. Aujourd'hui, dans notre France éternelle, ils ont gagné.
Définitivement?
Par Nicolas Deleuze
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Publié dans : ORANGE AMERE
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